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Architecture technique

Les choix de construction de la plateforme : l'indépendance des domaines, les modalités de communication — synchrones et asynchrones —, le déploiement et le dimensionnement, l'intégration avec votre existant, l'accès à vos données pour vos propres analyses.

Des domaines réellement indépendants

Chaque domaine est un service séparé, avec sa propre base de données. Aucun domaine ne lit les données d'un autre : ils communiquent, selon deux modalités.

La première est asynchrone, et c'est le mode par défaut : quand une entité change d'état chez un domaine, celui-ci émet un événement métier. Un ou plusieurs autres domaines s'y abonnent, et cet événement déclenche chez eux leurs propres traitements. Quand le carnet d'ordres exécute un ordre, il émet « ordre exécuté » : la tenue de compte le consomme pour passer les écritures, les opérations pour mettre à jour le statut d'avancement de l'opération — chacun à son rythme, sans que l'émetteur ait à les connaître.

La seconde est synchrone, réservée aux questions qui exigent une réponse immédiate : au moment d'accepter un versement, le domaine des opérations interroge la fiscalité pour le qualifier, et attend la réponse.

Dans les deux cas, l'échange passe par uncontrat publié — formats et garanties versionnés, testés à chaque construction du logiciel. LaDocumentation de la Plateforme les publie, domaine par domaine.

Ce choix a une conséquence assumée : aucune transaction ne traverse deux domaines. Si un traitement échoue à mi-chemin, on ne « défait » pas silencieusement ce qui a été fait ailleurs — chaque domaine sait rejouer, compenser ou signaler, et la cohérence d'ensemble se vérifie par rapprochement. C'est plus exigeant à concevoir qu'un verrou global, mais c'est ce qui permet à chaque domaine de vivre, tomber et redémarrer sans entraîner les autres.

Prête pour Kubernetes

Chaque domaine est livré en conteneurs, avec les descriptions de déploiement qui vont avec. Sur votre cluster Kubernetes — ou sur le nôtre —, chaque traitement correspond à une charge distincte, que vos équipes règlent avec les outils standard qu'elles connaissent déjà : nombre de répliques, ressources allouées, montée en charge automatique, mises à jour progressives sans interruption de service. Rien d'exotique : si vous exploitez déjà du Kubernetes, vous savez déjà exploiter la plateforme.

C'est ce qui rend le dimensionnement précis. L'interpréteur comptable de la tenue de compte, par exemple, existe en deux charges : l'une traite en continu les opérations au fil de l'eau — un épargnant fait un versement, son compte est à jour dans la foulée —, l'autre absorbe en masse les dizaines de milliers d'opérations d'une campagne d'intéressement. Même code, deux réglages. Les ressources vont au traitement qui en a besoin, pas à la plateforme entière.

Votre existant se branche

Le domaine de la relation client illustre une règle générale : la plateforme publie ses points de raccordement, et ce qui existe déjà chez vous s'y branche. Vous avez un outil de relation client ? Il prend la place du nôtre. Vous avez des exigences d'infrastructure ? La base de données et le canal d'échange peuvent être mutualisés ou dédiés, chez nous ou chez vous, sans changement du logiciel.

La Data au cœur de la plateforme

L'analyse de données, sans la lourdeur de l'informatique décisionnelle classique : pas d'entrepôt central à construire, pas d'extractions nocturnes, pas d'outil imposé. Vos données arrivent d'elles-mêmes, prêtes à l'analyse, dans des formats ouverts — plus simple, moins coûteux, sans enfermement.

Les événements métier qui font vivre la plateforme ont une seconde utilité : au fil de l'eau, ils alimentent des tables d'analyse, tenues à l'écart des bases opérationnelles. Vos requêtes et vos tableaux de bord ne pèsent donc jamais sur les traitements du quotidien.

Ces tables sont accessibles dans des formats ouverts, que les outils d'analyse du marché savent lire. Chaque client ne reçoit que ses propres données, et aucun outil décisionnel n'est imposé : vos équipes requêtent avec ce qu'elles connaissent déjà, et croisent ces données, chez vous, avec vos autres sources — ressources humaines, paie, comptabilité — sans que la plateforme n'en sache rien.